+ Le chant du vario +

Forum de parapente

19 Avril 2021 - 08:46:48 *
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Auteur Fil de discussion: Little Cloud Urubu  (Lu 7710 fois)
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air
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Aile: bleue et verte. juste bien.
pratique principale: cross
vols: 2,24 vols
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« Répondre #25 le: 23 Juillet 2020 - 19:18:49 »

Ola!

Comme ça, vu que tu parles de plaine, je dirais 24:-)
Elle accepte bien d'etre en bas de fourchette.

Au Bresil / Quixada (fevrier, vol en local +/- 100km), ma copine a volé en 22 à 70kg. fallait poussé un peu face au vent mais jamais de sensation d'etre coincée, et avec une remontée face au vent vraiment efficace.

voili


bons vols
Tom


Hello,
merci pour ta réponse. Alors en 22 à 85kg (si je fais gaffe au ptv), dans le petit c'est chaud ? 24 c'est pas choquant comme taille, c'est ma taille courante, mais puisque la 22 est indiquée pour une plage de 70 à 90.. et que à 85 je serai tout en bas de la 24.. j'ai pas non plus envie d'une méduse
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flying tom
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Aile: LittleCloud
pratique principale: vol rando
Messages: 10



« Répondre #26 le: 24 Juillet 2020 - 10:37:46 »



Hello,
merci pour ta réponse. Alors en 22 à 85kg (si je fais gaffe au ptv), dans le petit c'est chaud ? 24 c'est pas choquant comme taille, c'est ma taille courante, mais puisque la 22 est indiquée pour une plage de 70 à 90.. et que à 85 je serai tout en bas de la 24.. j'ai pas non plus envie d'une méduse

Le mieux est que tu essaies...
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Créateur de jouets pour voler!
wowo
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Aile: Sigma/Magnum
pratique principale: cross
vols: Plus que certains, moins que d'autres mais quand même déjà pas mal de vols
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« Répondre #27 le: 08 Septembre 2020 - 23:39:22 »

Grâce au professionnalisme et à la disponibilité de Tom, j’ai eu l’occasion et plus encore le plaisir d’essayer, de tester de façon assez exhaustive une Urubu en taille 26 pour un PTV de ~107/108 kg dans des conditions très variés dans les Vosges courant aout. En tout 5 vols d’un peu plus d’une heure à presque 3h1/2 pour un total avoisinant les 11 heures.

Si je devais résumer ces vols en un seul mot, ce serait : Plaisir !

Mais reprenons par le début, le déballage du carton donne le ton, une voile légère pour la catégorie (annoncée pour 3,9 Kg) livrée dans un sac de pliage rapide type pouf-bag qui s’avérera sympa à utiliser. Et ce sans vergogne puisqu’on peut lire dans le manuel de la voile au chapitre pliage ; ‘’Une aile est bien pliée quand elle rentre dans son sac’’.

Pour être honnête, longtemps j’ai éprouvé de la réticence envers les ailes fabriquées en Dominico. Aujourd’hui pour avoir depuis deux ans une EZ de 2014 qui ne montre aucun signe de fatigue et aussi pour avoir lu/écouté des avis d’experts qui m’inspirent confiance, entres autres ceux de Laurent, Nicolas, Tom et Vincent, j’ai révisé mon opinion sur ses qualités intrinsèque en tant que tissus parapente. Pour autant, au toucher j’éprouve encore le Porcher comme plus qualitatif. C’est purement subjectif, mais en finalité toute l’activité parapente fait dans le subjectif.

D’ailleurs cet essai se réclame de la plus parfaite subjectivité de ma part.

Une astuce de conception que j’avais déjà apprécié sur mon EZ sont les boutons-pressions qui permettent de solidariser les élévateurs. C’est très utile pour ceux qui désolidarisent à chaque vol leurs voiles de leurs sellettes mais c’est aussi très intéressant pour les autres, quand par exemple pour des raisons particulière on veut relier voile et sellette qu’au tout dernier moment en lui faisant déjà face (par ex., risque de rafales fortes voire de dust-devil) Dommage qu’ici sur l’Urubu, à la différence de sur l’EZ, les supports de ces boutons-pressions viennent se coincer entre les poulies hautes et basses du système d’accélérateur quand on pousse le barreau à fond. Cela ne gêne pas le fonctionnement mais (me) dérange visuellement. Qu’est-ce qui empêcherait de les mettre plus bas ou plus haut sur les élévateurs, en dehors du gabarit de fonctionnement de l’accélérateur ?

D’autres petits bémols, autant en parler tout de suite, sont les poignées de pilotage, celles de freins et celles sur les élévateurs arrières :
Pour celles des freins, le haut de la poignée, là ou vient se fixer l’émerillon et la drisse de frein, présente des angles droits et durs qui, suivant comment on s’en sert de ces poignées, se montre douloureux pour la paume de la main. Si l’aile était à moi je lui rajouterai comme je le fais pour toutes mes voiles, deux demi-boules caoutchouc (arrêts de porte de salle de bain) enfilées sur les émerillons voire je les remplacerais. Les poignées de ma Sigma ne présentent pas ces angles droits (forme en biais) et celles de mon EZ non plus, pourquoi pas une autre finition ?
Puis pour les ‘’poignées’’ de pilotage sur les C, Elles sont esthétiquement très réussies et (sans doute) bien positionnées mais personnellement je ne les trouve pas forcément agréables à utiliser. J’ai préféré agir directement sur les élévateurs en plaçant mes mains justes au-dessus de ces poignées, tel que conseillé par Tom, et cela fonctionnait plutôt mieux à mon avis question efficacité. Il n’y a pas de système de sanglettes reliant les élévateurs C et B et au vu de ce que j’ai eu l’occasion d’essayer comme autres voiles présentant le dit-système, je ne regrette en rien l’absence (cf,par ex. mon essai en dernier de l’Ikuma-2)

Passons aux choses plus déterminantes, me semble-t-il, dans le choix d’une nouvelle aile ; son comportement/mes ressentis :

Au gonflage/décollage :

La légèreté du tissu et certainement aussi toute sa conception par ailleurs fait qu’elle s’élève rapidement mais toute en douceur, sans accélérer, pratiquement sans avoir besoin d’être temporisée à l’arrivée à son zénith. L’avantage ainsi est qu’avec du vent fort, on ne se fait pas arracher et que dans la brise faible voire absente elle monte pourtant tout aussi facilement. Elle se laisse replacer en cas de montée un peu en biais, autant par un recentrage dessous que seulement par une action à la commande. La prise en charge vient rapidement et fiablement dès que l’on accélère le pas. Vraiment une aile facile dans cette phase, plus même que ma Sigma-9 que je trouvais déjà très efficace.

En vol :

Elle se montre très sympathique avec une excellente maniabilité comparable à celle de ma S9, une facilité au roulis à l’identique mais avec beaucoup moins de propension à plonger dans les virages. En fait et Tom m’en avait informé, elle est amortie sur l’axe de tangage, caractéristique Little-Cloud (liée au cône de suspentage plus court ?) et ce faisant elle est bien plus simple à faire virer court tout en tentant de garder l’aile le plus à plat possible.

Elle m’a clairement permis dans les petites conditions, malgré une charge alaire plus forte, d’être plus facilement efficace qu’avec ma Sigma.

Dans des conditions thermiques plus fortes voire fortes, je l’ai ressentie tout aussi top. Pour les mêmes raisons sans-doute. En effet, son amortissement sur l’axe de tangage me semblait lui permettre de moins buter, de moins ressourcer en entrée d’ascendance que ma S9 et de ce fait, de permettre d’enrouler serré plus tôt sans avoir à attendre le retour à plat.

Par contre et surtout lors des premières dizaines de minutes d’évolution lors des vols qui commençaient tout de suite dans du pêchu. Elle m’apparaissait comme moins confortable, plus fatigante que ma S9, je ne dis pas ‘’plus exigeante’’. Mais elle communique beaucoup plus par les plumes voire par demi-aile, comme certaines ailes à plus fort allongement.

Pour autant, je ne me suis pris aucune fermeture, ni asymétrique, ni frontale.

Il n’en est pas moins que ces frémissements de bouts d’ailes, cette vie dans l’envergure voire un peu dans la corde, il m’a fallu m’y habituer pour ne pas trop me focaliser, crisper dessus et la laisser voler, comme me l’avait conseillé Tom. Ce qui me fait dire que si elle est sans aucun doute plus performante que ma Sigma, du niveau de la Queen-2 dans mes souvenirs, elle me demandait aussi plus d’influx nerveux que mon Advance tout en étant par sa façon d’informer sur la masse d’air bien plus agréable pour moi que la 777.
 
Face au vent, sans même accélérer, juste bras haut, elle me paraissait plus rapide et aussi plus efficace que ma S9. Mesures par vent nul = 2 voire même 3 Km/h de mieux, ~40/41 au lieu de ~38/39, avec le recul cela me semble carrément étonnant. Avec une finesse perceptiblement meilleure, là aussi comparable au ressenti que m’avait donné en termes de perf. la Q2 qui jusqu’ici m’avait fait la plus forte impression parmi les EN-C essayées. Voire comparable à la M6 pour parler de la catégorie au-dessus mais en offrant une maniabilité et un virage autrement plus sympa. En accélérant elle m’apparait aussi plus efficace et ce d’autant plus que l’on pousse sur le barreau. Au-delà (franchement au-delà) du 1er barreau, il faut tout de même faire preuve d’un peu de discernement pour optimiser au mieux la finesse. Question force à mettre en œuvre, faut quand même un peu de cuisses surtout si on veut tenir longtemps.

Comme déjà annoncé, je ne me suis pris aucune fermetures dans ces onze heures de vol, donc… j’en ai provoqué :

Asymétriques non accélérées. Elles sont difficiles à tirer, la voile résiste vraiment. En asymétrique, tirée moyennement et relâchée tout de suite, il n’y a rien à dire, cela tient du non événement. Tirée profondément et/ou maintenue un peu, ce n’est pas la même histoire On est bien sous une EN-C. La voile réagit puissamment avec un roulis appuyé pour un début de virage vif mais avec un bord d'attaque qui ne plonge pas autant vers la planète comme j’ai pu le ressentir sous la Sigma 10 (par ex.)
Accélérée au 1er barreau, asymétrique moyennement tirée et tout de suite relâchée, la réaction est encore très saine même si évidemment nettement plus vive que sans l'accélérateur, Je n’ai pas tenté de tirer plus profond, de maintenir plus longtemps et/ou à fond de barreau. Au vu des conditions aérologiques du moment ajouté à mon manque de pratique avec cette Urubu, je me suis dit que cela pouvait attendre. Accélérée, une tendance à fermer à l’opposé au moment de la réouverture existe, pour autant aucun semblant de cravate à déplorer dans aucun des multiples exercices, rien à voir avec une Ozone M6.

En frontale non accélérée, faut vraiment des bras pour fermer, la bascule arrière est plutôt moindre que pour les autres voiles de la même catégorie que j’ai eu l’occasion d’essayer et l’abatée en sortie est aussi plutôt plus soft. A mi-barreau c’est déjà un peu plus sport (et plus facile à tirer) mais encore et toujours sans grand effroi. La réouverture s’est faite toute seule à chaque fois et dans une stabilité plaisante lors du retour dans le domaine de vol. Là aussi je n’ai pas poussé expérience à tenter poulies contre poulies.

Le décrochage ne pas paru compliqué à gérer en termes d’entrée et sortie avec une excellente perception du moment du vidage après un vrai point dur dans le tirage de ficelles. Une bascule arrière assez soft et une abatée lors de la remise en vol pas extrême malgré une certaine imprécision de ma part à trouver la juste porte de sortie. En effet, j’avais du mal à tenir une marche arrière à peu près stable et du coup ça oscillait assez nerveusement même si que sur de petites amplitudes en lacet et tangage au-dessus de moi. En fait les bouts d’ailes vivaient un peu leur propre vie sans que j’arrive à trouver pile-poil le bon réglage de freins pour les calmer, ils ‘’flappaient’’ un peu telles que certaines ailes le font aux oreilles. Là aussi je suis convaincu qu’avec une demi-douzaine de décrochages en plus, je n'aurai pu que m’améliorer.

Manœuvre d’évitement (départ en négatif/début de vrille), pratiquement aussi instinctive à gérer qu’avec ma S9 et ça dès le 1er essai. Et ce même si l'Urubu réagit différemment. Elle travaille un peu par demi-aile, elle ne part pas en bloc, sur toute l'envergure comme ma Sigma. Dans un 1er temps (très court) on ressent le départ en négatif que du coté tiré mais dès le virage amorcé, elle finit de faire ¼ voire ½ tour avec l’aile extérieure qui rattrape celle intérieure et… ceci avec très peu de propension d’attaque oblique derrière.

Sinon les oreilles accélérées sont efficaces et faciles à tenir sans qu’elles flappent ou à peine.

Les 3.6 face-planète sont puissants et générateurs de g. Malgré le cône court qui me laissait penser qu’il pouvait en être autrement et quoiqu’en dit son manuel de l’utilisateur. J’ai eu un peu de mal à bien réaliser les entrées, sans doute un effet corolaire à l’amortissement en tangage ( ?) Disons que ma méthode usuelle d’un roulis à gauche pour engager à droite (ou vice-versa) ne fonctionnait pas comme d’habitude. Certainement que je n’étais pas dans le bon timing et qu’avec un peu plus d’exercice, les choses évolueraient positivement. Cela peut aussi expliquer (constat fait avec d’autres voiles) pourquoi je ressentais aussi fortement les g, du fait d’une bascule plutôt ‘’brutale’’ en face-planète liée à une entrée réalisé sans pendule préalable, uniquement en insistant à la sellette et à la commande, avec une certaine inertie au départ avant d’accélérer assez sèchement. La sortie si elle n’est pas dissipée donne lieu à des chandelles de l’espace avec une compensation qu’il est préférable de bien placer si on ne veut pas se faire agiter. Enfin là, tout cône de suspentage court et amortissement en tangage bien réels, l’abatée sera à l’image de la ressource et il vaut mieux ne pas manquer la tempo. La puissance, l’énergie de l’aile était dans ces moments là vraiment très perceptible.

Un autre domaine de vol où cette voile m’a emballée, c’est dans sa capacité de me donner le sentiment de pouvoir exploiter le second régime pour des approches et posés aux décos. J’avais vraiment l’impression de sentir très précieusement ou elle en était et ce que je pouvais me permettre encore dessous.

De façon générale, elle est très agréable lors des atterrissages avec des flairs et des ressources toujours très facile à doser.

C’est pour moi l’archétype d’une voile plaisir même si j’ai été d’entrée moins performant dessous que sous ma S9 et/ou d’autres voiles moins ‘’vivante’’. Mon autre essai de l’année, l’Ikuma-2, m’a rappelé la nuance qui peut exister entre efficacité voire performances réelles et plaisir réel.

Elle est pour l’heure la voile qui m’a le plus donnée envie/plaisir de voler parmi celles essayées, dans un mix d’excitation joyeuse et de respect salutaire. Un chouia moins équilibrée mais pour cela encore plus joueuse que ma S9 qui pourtant est déjà un modèle dans le genre. Il me faudra juste, si elle devenait mon élue, veiller à mon état de forme pour en tirer aussi le meilleur parti en termes de perf.

Il y a encore deux ou trois ailes que je souhaiterai essayer rapport à mon idée de casser la tirelire pour le printemps/été 2021. On verra bien si parmi elles, l’une ou l’autre me fera aussi voire meilleure impression. En attendant c’est l’aile qui m’a le plus emballé depuis que je vole.

Pour ceux à qui cela parle, en analogie avec la moto, c’est une TDR.
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Le plus beau vol ? Sûr, celui à venir !
MichM
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« Répondre #28 le: 09 Septembre 2020 - 10:20:11 »


 pouce

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You 7
Invité
« Répondre #29 le: 09 Septembre 2020 - 11:25:30 »



Pour ceux à qui cela parle, en analogie avec la moto, c’est une TDR.

125, 250 ou 500 ?  Mr. Green

Un CR d'essai frisant le professionnalisme !!  pouce

Continues à nous régaler.
 trinquer
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wowo
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« Répondre #30 le: 09 Septembre 2020 - 12:00:49 »



Pour ceux à qui cela parle, en analogie avec la moto, c’est une TDR.

125, 250 ou 500 ?  Mr. Green

Un CR d'essai frisant le professionnalisme !!  pouce

Continues à nous régaler.
 trinquer

Perso je faisais référence à la 240, une machine avec laquelle je m'étais beaucoup amusé sur route entre 1984 et 86 et que j'ai eu la bêtise de vendre ensuite pour passer à autre chose.
Si une 125 a existé (sportive certe mais non comparable en termes de caractère), il me semble qu'il n'y a jamais eu dans la serie de vraie 250 ou encore 500 cm³.

En tous les cas cette Urubu est enthousiasmante et ceux qui sont à la recherche ou en attente d'une aile qui allie performances et capacités à l'Xc et caractère et plaisir de voile fun ne devraient pas faire l'impasse sur un essai.

En parler un mois après suffit à me redonner envie de re-voler avec (idem pour la TDR... 35 ans après, ah nostalgie quand tu nous tiens)

 parapente
« Dernière édition: 09 Septembre 2020 - 12:19:25 par wowo » Signaler au modérateur   parapente Enregistrée

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airsinge
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« Répondre #31 le: 09 Septembre 2020 - 12:18:18 »

Merci beaucoup wowo pour toute cette scrupuleuse retranscription de tests et de ressentis instructifs !

Ce témoignage est particulièrement utile dans le cas de cette aile qui sera probablement snobée par les "professionnels de l'essayage" (Ziad Bassil en particulier).
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aerotibo
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pratique principale: vol / site
vols: jamais assez de vols
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WWW
« Répondre #32 le: 09 Septembre 2020 - 13:20:44 »

Grâce au professionnalisme et à la disponibilité de Tom, j’ai eu l’occasion et plus encore le plaisir d’essayer, de tester de façon assez exhaustive une Urubu en taille 26 pour un PTV de ~107/108 kg dans des conditions très variés dans les Vosges courant aout. En tout 5 vols d’un peu plus d’une heure à presque 3h1/2 pour un total avoisinant les 11 heures.

Si je devais résumer ces vols en un seul mot, ce serait : Plaisir !

Mais reprenons par le début, le déballage du carton donne le ton, une voile légère pour la catégorie (annoncée pour 3,9 Kg) livrée dans un sac de pliage rapide type pouf-bag qui s’avérera sympa à utiliser. Et ce sans vergogne puisqu’on peut lire dans le manuel de la voile au chapitre pliage ; ‘’Une aile est bien pliée quand elle rentre dans son sac’’.

Pour être honnête, longtemps j’ai éprouvé de la réticence envers les ailes fabriquées en Dominico. Aujourd’hui pour avoir depuis deux ans une EZ de 2014 qui ne montre aucun signe de fatigue et aussi pour avoir lu/écouté des avis d’experts qui m’inspirent confiance, entres autres ceux de Laurent, Nicolas, Tom et Vincent, j’ai révisé mon opinion sur ses qualités intrinsèque en tant que tissus parapente. Pour autant, au toucher j’éprouve encore le Porcher comme plus qualitatif. C’est purement subjectif, mais en finalité toute l’activité parapente fait dans le subjectif.

D’ailleurs cet essai se réclame de la plus parfaite subjectivité de ma part.

Une astuce de conception que j’avais déjà apprécié sur mon EZ sont les boutons-pressions qui permettent de solidariser les élévateurs. C’est très utile pour ceux qui désolidarisent à chaque vol leurs voiles de leurs sellettes mais c’est aussi très intéressant pour les autres, quand par exemple pour des raisons particulière on veut relier voile et sellette qu’au tout dernier moment en lui faisant déjà face (par ex., risque de rafales fortes voire de dust-devil) Dommage qu’ici sur l’Urubu, à la différence de sur l’EZ, les supports de ces boutons-pressions viennent se coincer entre les poulies hautes et basses du système d’accélérateur quand on pousse le barreau à fond. Cela ne gêne pas le fonctionnement mais (me) dérange visuellement. Qu’est-ce qui empêcherait de les mettre plus bas ou plus haut sur les élévateurs, en dehors du gabarit de fonctionnement de l’accélérateur ?

D’autres petits bémols, autant en parler tout de suite, sont les poignées de pilotage, celles de freins et celles sur les élévateurs arrières :
Pour celles des freins, le haut de la poignée, là ou vient se fixer l’émerillon et la drisse de frein, présente des angles droits et durs qui, suivant comment on s’en sert de ces poignées, se montre douloureux pour la paume de la main. Si l’aile était à moi je lui rajouterai comme je le fais pour toutes mes voiles, deux demi-boules caoutchouc (arrêts de porte de salle de bain) enfilées sur les émerillons voire je les remplacerais. Les poignées de ma Sigma ne présentent pas ces angles droits (forme en biais) et celles de mon EZ non plus, pourquoi pas une autre finition ?
Puis pour les ‘’poignées’’ de pilotage sur les C, Elles sont esthétiquement très réussies et (sans doute) bien positionnées mais personnellement je ne les trouve pas forcément agréables à utiliser. J’ai préféré agir directement sur les élévateurs en plaçant mes mains justes au-dessus de ces poignées, tel que conseillé par Tom, et cela fonctionnait plutôt mieux à mon avis question efficacité. Il n’y a pas de système de sanglettes reliant les élévateurs C et B et au vu de ce que j’ai eu l’occasion d’essayer comme autres voiles présentant le dit-système, je ne regrette en rien l’absence (cf,par ex. mon essai en dernier de l’Ikuma-2)

Passons aux choses plus déterminantes, me semble-t-il, dans le choix d’une nouvelle aile ; son comportement/mes ressentis :

Au gonflage/décollage :

La légèreté du tissu et certainement aussi toute sa conception par ailleurs fait qu’elle s’élève rapidement mais toute en douceur, sans accélérer, pratiquement sans avoir besoin d’être temporisée à l’arrivée à son zénith. L’avantage ainsi est qu’avec du vent fort, on ne se fait pas arracher et que dans la brise faible voire absente elle monte pourtant tout aussi facilement. Elle se laisse replacer en cas de montée un peu en biais, autant par un recentrage dessous que seulement par une action à la commande. La prise en charge vient rapidement et fiablement dès que l’on accélère le pas. Vraiment une aile facile dans cette phase, plus même que ma Sigma-9 que je trouvais déjà très efficace.

En vol :

Elle se montre très sympathique avec une excellente maniabilité comparable à celle de ma S9, une facilité au roulis à l’identique mais avec beaucoup moins de propension à plonger dans les virages. En fait et Tom m’en avait informé, elle est amortie sur l’axe de tangage, caractéristique Little-Cloud (liée au cône de suspentage plus court ?) et ce faisant elle est bien plus simple à faire virer court tout en tentant de garder l’aile le plus à plat possible.

Elle m’a clairement permis dans les petites conditions, malgré une charge alaire plus forte, d’être plus facilement efficace qu’avec ma Sigma.

Dans des conditions thermiques plus fortes voire fortes, je l’ai ressentie tout aussi top. Pour les mêmes raisons sans-doute. En effet, son amortissement sur l’axe de tangage me semblait lui permettre de moins buter, de moins ressourcer en entrée d’ascendance que ma S9 et de ce fait, de permettre d’enrouler serré plus tôt sans avoir à attendre le retour à plat.

Par contre et surtout lors des premières dizaines de minutes d’évolution lors des vols qui commençaient tout de suite dans du pêchu. Elle m’apparaissait comme moins confortable, plus fatigante que ma S9, je ne dis pas ‘’plus exigeante’’. Mais elle communique beaucoup plus par les plumes voire par demi-aile, comme certaines ailes à plus fort allongement.

Pour autant, je ne me suis pris aucune fermeture, ni asymétrique, ni frontale.

Il n’en est pas moins que ces frémissements de bouts d’ailes, cette vie dans l’envergure voire un peu dans la corde, il m’a fallu m’y habituer pour ne pas trop me focaliser, crisper dessus et la laisser voler, comme me l’avait conseillé Tom. Ce qui me fait dire que si elle est sans aucun doute plus performante que ma Sigma, du niveau de la Queen-2 dans mes souvenirs, elle me demandait aussi plus d’influx nerveux que mon Advance tout en étant par sa façon d’informer sur la masse d’air bien plus agréable pour moi que la 777.
 
Face au vent, sans même accélérer, juste bras haut, elle me paraissait plus rapide et aussi plus efficace que ma S9. Mesures par vent nul = 2 voire même 3 Km/h de mieux, ~40/41 au lieu de ~38/39, avec le recul cela me semble carrément étonnant. Avec une finesse perceptiblement meilleure, là aussi comparable au ressenti que m’avait donné en termes de perf. la Q2 qui jusqu’ici m’avait fait la plus forte impression parmi les EN-C essayées. Voire comparable à la M6 pour parler de la catégorie au-dessus mais en offrant une maniabilité et un virage autrement plus sympa. En accélérant elle m’apparait aussi plus efficace et ce d’autant plus que l’on pousse sur le barreau. Au-delà (franchement au-delà) du 1er barreau, il faut tout de même faire preuve d’un peu de discernement pour optimiser au mieux la finesse. Question force à mettre en œuvre, faut quand même un peu de cuisses surtout si on veut tenir longtemps.

Comme déjà annoncé, je ne me suis pris aucune fermetures dans ces onze heures de vol, donc… j’en ai provoqué :

Asymétriques non accélérées. Elles sont difficiles à tirer, la voile résiste vraiment. En asymétrique, tirée moyennement et relâchée tout de suite, il n’y a rien à dire, cela tient du non événement. Tirée profondément et/ou maintenue un peu, ce n’est pas la même histoire On est bien sous une EN-C. La voile réagit puissamment avec un roulis appuyé pour un début de virage vif mais avec un bord d'attaque qui ne plonge pas autant vers la planète comme j’ai pu le ressentir sous la Sigma 10 (par ex.)
Accélérée au 1er barreau, asymétrique moyennement tirée et tout de suite relâchée, la réaction est encore très saine même si évidemment nettement plus vive que sans l'accélérateur, Je n’ai pas tenté de tirer plus profond, de maintenir plus longtemps et/ou à fond de barreau. Au vu des conditions aérologiques du moment ajouté à mon manque de pratique avec cette Urubu, je me suis dit que cela pouvait attendre. Accélérée, une tendance à fermer à l’opposé au moment de la réouverture existe, pour autant aucun semblant de cravate à déplorer dans aucun des multiples exercices, rien à voir avec une Ozone M6.

En frontale non accélérée, faut vraiment des bras pour fermer, la bascule arrière est plutôt moindre que pour les autres voiles de la même catégorie que j’ai eu l’occasion d’essayer et l’abatée en sortie est aussi plutôt plus soft. A mi-barreau c’est déjà un peu plus sport (et plus facile à tirer) mais encore et toujours sans grand effroi. La réouverture s’est faite toute seule à chaque fois et dans une stabilité plaisante lors du retour dans le domaine de vol. Là aussi je n’ai pas poussé expérience à tenter poulies contre poulies.

Le décrochage ne pas paru compliqué à gérer en termes d’entrée et sortie avec une excellente perception du moment du vidage après un vrai point dur dans le tirage de ficelles. Une bascule arrière assez soft et une abatée lors de la remise en vol pas extrême malgré une certaine imprécision de ma part à trouver la juste porte de sortie. En effet, j’avais du mal à tenir une marche arrière à peu près stable et du coup ça oscillait assez nerveusement même si que sur de petites amplitudes en lacet et tangage au-dessus de moi. En fait les bouts d’ailes vivaient un peu leur propre vie sans que j’arrive à trouver pile-poil le bon réglage de freins pour les calmer, ils ‘’flappaient’’ un peu telles que certaines ailes le font aux oreilles. Là aussi je suis convaincu qu’avec une demi-douzaine de décrochages en plus, je n'aurai pu que m’améliorer.

Manœuvre d’évitement (départ en négatif/début de vrille), pratiquement aussi instinctive à gérer qu’avec ma S9 et ça dès le 1er essai. Et ce même si l'Urubu réagit différemment. Elle travaille un peu par demi-aile, elle ne part pas en bloc, sur toute l'envergure comme ma Sigma. Dans un 1er temps (très court) on ressent le départ en négatif que du coté tiré mais dès le virage amorcé, elle finit de faire ¼ voire ½ tour avec l’aile extérieure qui rattrape celle intérieure et… ceci avec très peu de propension d’attaque oblique derrière.

Sinon les oreilles accélérées sont efficaces et faciles à tenir sans qu’elles flappent ou à peine.

Les 3.6 face-planète sont puissants et générateurs de g. Malgré le cône court qui me laissait penser qu’il pouvait en être autrement et quoiqu’en dit son manuel de l’utilisateur. J’ai eu un peu de mal à bien réaliser les entrées, sans doute un effet corolaire à l’amortissement en tangage ( ?) Disons que ma méthode usuelle d’un roulis à gauche pour engager à droite (ou vice-versa) ne fonctionnait pas comme d’habitude. Certainement que je n’étais pas dans le bon timing et qu’avec un peu plus d’exercice, les choses évolueraient positivement. Cela peut aussi expliquer (constat fait avec d’autres voiles) pourquoi je ressentais aussi fortement les g, du fait d’une bascule plutôt ‘’brutale’’ en face-planète liée à une entrée réalisé sans pendule préalable, uniquement en insistant à la sellette et à la commande, avec une certaine inertie au départ avant d’accélérer assez sèchement. La sortie si elle n’est pas dissipée donne lieu à des chandelles de l’espace avec une compensation qu’il est préférable de bien placer si on ne veut pas se faire agiter. Enfin là, tout cône de suspentage court et amortissement en tangage bien réels, l’abatée sera à l’image de la ressource et il vaut mieux ne pas manquer la tempo. La puissance, l’énergie de l’aile était dans ces moments là vraiment très perceptible.

Un autre domaine de vol où cette voile m’a emballée, c’est dans sa capacité de me donner le sentiment de pouvoir exploiter le second régime pour des approches et posés aux décos. J’avais vraiment l’impression de sentir très précieusement ou elle en était et ce que je pouvais me permettre encore dessous.

De façon générale, elle est très agréable lors des atterrissages avec des flairs et des ressources toujours très facile à doser.

C’est pour moi l’archétype d’une voile plaisir même si j’ai été d’entrée moins performant dessous que sous ma S9 et/ou d’autres voiles moins ‘’vivante’’. Mon autre essai de l’année, l’Ikuma-2, m’a rappelé la nuance qui peut exister entre efficacité voire performances réelles et plaisir réel.

Elle est pour l’heure la voile qui m’a le plus donnée envie/plaisir de voler parmi celles essayées, dans un mix d’excitation joyeuse et de respect salutaire. Un chouia moins équilibrée mais pour cela encore plus joueuse que ma S9 qui pourtant est déjà un modèle dans le genre. Il me faudra juste, si elle devenait mon élue, veiller à mon état de forme pour en tirer aussi le meilleur parti en termes de perf.

Il y a encore deux ou trois ailes que je souhaiterai essayer rapport à mon idée de casser la tirelire pour le printemps/été 2021. On verra bien si parmi elles, l’une ou l’autre me fera aussi voire meilleure impression. En attendant c’est l’aile qui m’a le plus emballé depuis que je vole.

Pour ceux à qui cela parle, en analogie avec la moto, c’est une TDR.


Voila, ca c'est du Wowo qu'on aime ! Quand il teste des voiles et utilise sa prose pour en parler Clin d'oeil ! Et quand il fait des mesures de voiles !
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« Répondre #33 le: 09 Septembre 2020 - 13:47:34 »

Un petit mot sur la transmission de la masse d'air ,la dureté des commandes ,la reactivité au pilotage sellette ,bref le caractére méme si c'est subjectif ,bien sur !....?
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« Répondre #34 le: 09 Septembre 2020 - 14:00:57 »

Relis bien tout quand-même, parce-qu'à part la réactivité au pilotage sellette il me semble que tes autres demandes de précisions sont déjà assez bien satisfaites !

Et quelquechose me dit déjà que le pilotage à la sellette est favorisé par ce fonctionnement décrit "par demi-ailes".
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« Répondre #35 le: 09 Septembre 2020 - 15:01:41 »

Un petit mot sur la transmission de la masse d'air ,la dureté des commandes ,la reactivité au pilotage sellette ,bref le caractére méme si c'est subjectif ,bien sur !....?

C'est vrai que je n'ai sans doute pas assez développé sauf effectivement à lire entre mes lignes ou d'avoir lu et souvenir de mes quelques retours sur d'autres voiles. Alors en reprenant tes questionnements dans l'ordre :

La transmission se fait principalement par les drisses de freins dans les phases de vol où l'on s'en sert. C'est pour moi la façon que j'affectionne. Pour rappel c'était "le" bémol principal que je soulevais à propos la Queen-2 qui m'avait fait par ailleurs aussi une forte et bonne impression sauf sur ce point, car elle transmettait sur la masse d'air principalement au travers des élévateurs, donc des fesses quant on était en pilotage aux commandes (Cmdes qui donnaient un ressenti flou dans les 10 à 15 premiers cm après garde)

En fait longtemps, jusqu'à il y a (déjà) 10 ans et l'acquisition de mon Artik-2, je souhaitais une voile présentant très peu d'effort à faire aux commandes pour la piloter. Depuis, avis tout perso, je trouve qu'en fait il faut une certaine tension/résistance dans les commandes pour ressentir finement la masse d'air. Que les ailes avec très peu d'efforts aux freins sont comparativement moins précises/directes autant dans l'information sur la masse d'air que dans la réaction à mes actions de pilotage.
Pour en revenir à l'Urubu, c'est très comparable en force à mettre en oeuvre et en précision/résultat avec ma S9. Pour utiliser une autre comparaison, l'Ikuma-2 que j'ai aussi eu le plaisir d'essayer en août, ses commandes étaient plus douces à tirer, sur plus de débattement, sans présenter aucun "flou" mais l'aile en soi ne donnait pas cette même sensation de précision que l'Urubu ou la Sigma. Bref, la définition me semble excellente, seul bémol rapport à la Sigma les poignées de freins qui ne sont pas agréables (pour moi) du fait de leur formes présentant des coins à angles vifs qui piquaient dans mes paumes.

En pilotage sellette, elle est réactive pile-poil, telle ma S9. Il me semble que la plupart des ailes plutôt libérées sur l'axe de roulis s'y prédisposent bien (pour celles que j'ai essayé) Ceci étant dit ne signifie pas que des ailes plus amorties en roulis soient moins efficaces en pilotage sellette, l'Ikuma-2 en exemple récent me l'a encore prouvé. Le fonctionnement d'un parapente est définitivement une alchimie très complexe entre plein de paramètres différents.

Pour ce qui est du caractère global de l'Urubu, tel que je l'ai ressenti, il me semblait l'avoir plutôt bien exprimé en écrivant :
[...]
Si je devais résumer ces vols en un seul mot, ce serait : Plaisir !
[...]
Elle se montre très sympathique avec une excellente maniabilité comparable à celle de ma S9, une facilité au roulis à l’identique mais avec beaucoup moins de propension à plonger dans les virages. [...]
[...]
[...] elle communique beaucoup plus par les plumes voire par demi-aile, comme certaines ailes à plus fort allongement.
[...]
C’est pour moi l’archétype d’une voile plaisir même si j’ai été d’entrée moins performant dessous que sous ma S9 et/ou d’autres voiles moins ‘’vivante’’. Mon autre essai de l’année, l’Ikuma-2, m’a rappelé la nuance qui peut exister entre efficacité voire performances réelles et plaisir réel.

Elle est pour l’heure la voile qui m’a le plus donnée envie/plaisir de voler parmi celles essayées, dans un mix d’excitation joyeuse et de respect salutaire. Un chouia moins équilibrée mais pour cela encore plus joueuse que ma S9 qui pourtant est déjà un modèle dans le genre. [...]
[...]
Pour ceux à qui cela parle, en analogie avec la moto, c’est une TDR.


En espérant avoir su mieux expliquer mon ressenti et sinon pour synthétiser ; c'est une voile vivante qui donne des émotions, de bonnes émotions.
« Dernière édition: 09 Septembre 2020 - 15:12:26 par wowo » Signaler au modérateur   parapente Enregistrée

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« Répondre #36 le: 09 Septembre 2020 - 15:10:21 »

Wowo, si je lis entre les lignes, il semblerait que le bord d'attaque soit bien solide (aucune fermeture subie, difficulté à en provoquer en tirant sur les A)? Si c'est le cas, ça m'amène une réflexion sur le bénéfice de n'avoir pas eu à passer les tests de la norme. J'ai l'impression que les C homologuées selon la nouvelle norme (depuis 2014 donc) ont du "fragiliser" leur bord d'attaque pour ne pas avoir recours aux lignes de pliage.
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« Répondre #37 le: 09 Septembre 2020 - 15:51:43 »

((@)) Kriko,

Je suis bien embêté pour te répondre. Car ma S9 de qui n'était pas concerné lors de sa conception d'il y a sept ans, par cette contrainte de se passer de ligne de pliage pour rester en EN-C, est toute aussi solide du bord d'attaque et des plumes. Surtout que pour elle je peux me baser sur beaucoup beaucoup plus d'heures passé dessous.

La Queen-2, Delta-3 ou même Sigma-10 qui, de mémoire, sont concernée, m'ont paru toutes aussi solides que ma S9 ou cette Urubu, puisque avec aucune d'entre-elles je n'ai "subi" de fermetures. Même si en les provoquant ces fermetures, les ressentis peuvent et sont très différents.

À contrario, l'Ikuma-2 m'a gratifié d'une asymétrique réelle, peu profonde mais réelle, dans des conditions plutôt faibles mais à sa décharge, dans un positionnement dans la masse d'air propice à cela (un peu sous le vent dans la sortie du déco du Treh) Pour autant il me semble évident que cette Ikuma-2 n'est pas (plus) "fragile" du bord d'attaque et en tous les cas ce n'est en rien l'impression qu'elle m'a donné dans les ~trois heures de vols en thermiques (plutôt doux il est vrai) que j'ai eu avec.

Non, perso il me semble évident que nos aéronefs en toile et ficelle sont tous aptes à fermer, si l'aérologie en décide ainsi et/ou que nous, nous ne sommes pas assez réactifs dessous. Plus loin, "mon" expérience m'amène à penser que plus une voile est capable de résister à une fermeture, plus cette fermeture sera à toutes choses égales puissante. Et je ne doute pas que cette Urubu n'y fasse pas défaut.

Ensuite c'est comment l'aile une fois sortie de son domaine de vol va dissiper cette énergie qui s'est accumulé jusqu'au moment de la fermeture. L'exemple de la Sigma-10 me semble assez intéressant à ce propos. Maintenant, toujours mon avis tout perso, ces comportements avant/pendant/après fermeture et pour la même voile, en comparaison avec d'autres, pas quelques choses qui évolueraient linéairement. Je m'explique, deux voiles peuvent donner des ressentis très semblables sur des fermetures provoquées (celles subies ne sont jamais comparables me semble-t-il) à des régimes de vols bras hauts et même 1er barreaux et ne plus avoir rien en commun pour le même type de fermetures poulies contre poulies. La c'est un exemple pour la forme qui pourrait prendre justement autant de formes différentes que l'on peut s'imaginer.

Si on ce place dans le cas de fermetures réelles et subies du fait de la masse d'air, l'équation comporte tellement de variables possibles, qu'il est tout simplement impossible à mon avis de vraiment préjuger des comportements avant/pendant/après sortie du domaine de vol.

Si on rajoute à tout celà, l'inconnue "pilote" et ses actions/réactions avant/pendant/après. Il me paraît definitif qu'il n'y a pas de vraie réponse à ton questionnement très pertinent par ailleurs.

On en revient toujours au sempiternel voire eternel ; "ça dépend !"

Ceci dit, j'ai toujours lu/appris que la capacité de nos ailes à justement fermer arrivées à leurs limites est un "plus", une sécurité en soi. Car sinon elles n'auraient que le choix entre se casser ou nous entraîner dans des figures de style qu'à défaut de s'appeler Théo, Raoul ou Chrigel, on aurait que peu de chance de maîtriser.

Maintenant, on est hors-sujet rapport au sujet de ce fil qui est celui de l'Urubu. Si tu souhaites peut-être développer plus loin à propos de l'évolution générale de la tenue des bords d'attaque, le mieux est sans doute d'ouvrir un fil spécifique voire de retrouver celui qui existe peut-être déjà.



« Dernière édition: 09 Septembre 2020 - 15:59:35 par wowo » Signaler au modérateur   parapente Enregistrée

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« Répondre #38 le: 09 Septembre 2020 - 17:37:14 »

Merci d'avoir développé ton ressenti ,çà donne envie d'essayer cette voile "vivante"..mais pas trop !  pouce
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« Répondre #39 le: 09 Septembre 2020 - 17:47:49 »

Merci pour ta réponse. On est hors sujet, mais pas tant que ça puisque cette "non homologation" est un choix fort de Little Cloud par rapport à la concurrence.

Bien sûr que toutes les voiles peuvent fermer, certaines simplement le font plus volontiers que d'autres. Les concepteurs n'ont pas fait mystère que cette absence de ligne de pliage est une contrainte (d'ailleurs récemment annulée). Mais bon, comme tu le dis, on n'aura pas de réponse définitive à ma question.

Quant au débat capacité à fermer = sécurité, il reste pour moi ouvert. Les autres aéronefs ne ferment pas, je ne pense pas qu'ils soient plus dangereux que nos parapentes. Disons que c'est une caractéristique de nos machines, dont il faut tenir compte.
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« Répondre #40 le: 09 Septembre 2020 - 18:28:30 »

[...]
[...]
Quant au débat capacité à fermer = sécurité, il reste pour moi ouvert. Les autres aéronefs ne ferment pas, je ne pense pas qu'ils soient plus dangereux que nos parapentes. Disons que c'est une caractéristique de nos machines, dont il faut tenir compte.

Bah déjà, nos parapentes sont des aéronefs mous et non pas rigides tels les avions ou deltaplanes et il me semble que cela relève tout simplement de l'impossibilité de les empêcher de se replier si la turbulences est suffisamment fortes pour cela.

Mais je persiste à croire que rigidifier plus nos profils pour les rendre encore et encore plus solide conduirait inévitablement soit à des cas de casse, soit à les rendre éventuellement irrécupérables fonction de l'effet produit par la turbulence. Des exemple existent :

Citation
Quand les choses tournent mal
Malheureusement, l’erreur humaine conjuguée à la turbulence peut conduire à des accidents mortels. En 1966, un Boeing 707 a succombé à des turbulences quand le pilote s’est écarté de son plan de vol, en quittant Tokyo, pour montrer le mont Fuji à ses passagers. Le vent qui soufflait sur la montagne à 140 kilomètres à l’heure a mis la queue de l’appareil en pièces et l’avion s’est crashé tuant tout le monde à bord.

https://theconversation.com/les-turbulences-aeriennes-sont-elles-dangereuses-et-peuvent-elles-provoquer-le-crash-dun-avion-63150

Ou encore :

Citation
Une trop faible incidence ou incidence négative sur un parapente provoque une fermeture. Cette spécificité du parapente est dûe à la souplesse de sa structure. En deltaplane, cette même configuration peut conduire à un tumbling.

https://vollibre.fandom.com/wiki/Incidence

Un récit qui illustre bien les circonstances pouvant y conduire et leurs conséquences :

http://gcvl1.free.fr/Pages/Securite/Tumbling/Tumbling.html

Alors je ne dis pas que cela rend le parapente plus sûr que l'avion ou le delta, seulement que vis-à-vis du poids et de l'encombrement que l'on souhaite pour nos sacs de transport, il est probable que la fermeture restera encore longtemps à l'ordre du jour pour les parapentes. Et que plus on la retarde, plus il faudra énergie pour l'amener, plus les réactions derrières seront elles aussi énergiques. Encore une fois "l'idéal" est un mix entre résistance et souplesse à fermer et où le curseur doit se situer en fonction, ça dépend, de l'usage et du pilote.

Je peux tenter d'illustrer avec des ailes que je connais bien d'une marque que j'apprécie beaucoup pour la qualité et finition de fabrication de leurs produits : Iota-2, Sigma-9 et Sigma-10. La S10 est sans conteste la plus "solide" des trois mais quand elle ferme... elle mérite pleinement son homologation EN-C. L'I-2 est probablement la moins "solide" des trois mais quand elle ferme, elle reste la plus douce des trois dans ses réactions, avec le bon pilote et la bonne aérologie, elle mérite elle aussi son homologation EN-B. La S9 se situe quelque part entre les deux, plus solide que l'I-2 tout en restant moins violente que la S10. Bon tout cela ne vaut évidemment que pour moi...

Après il existe aussi des ailes qui différent vraiment, comme la Trekking Sebring (pour ceux qui l'ont connu) vraiment pas solide envers la turbulence et pourtant vraiment violente quand elle fermait.
« Dernière édition: 09 Septembre 2020 - 18:41:44 par wowo » Signaler au modérateur   parapente Enregistrée

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« Répondre #41 le: 09 Septembre 2020 - 23:36:03 »

Chouette cr ! Merci !
Peux tu nous dire les en c récentes que tu as pu essayer ? C’est toujours intéressant afin de situer le référentiel ...

De ce que l’on peut recroiser des différents essais, la volt 3 et l’artik 5 seraient celles que l’on pourrait également qualifier de fun et perf, si tu as déjà essayé l’une de ces deux là, je serais curieux de connaître ton point de vue
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« Répondre #42 le: 10 Septembre 2020 - 23:00:39 »

En EN-C uniquement, en dehors de l'Urubu aucune de la toute dernière génération. Sinon précédemment en 20 ans :
- Artik de 2 à 4,
- Aspen 4,
- Delta de 1 à 3,
- Queen 2,
- Sigma de 7 à 10,

Sinon des EN-A via EN-B/B+ à quelques EN-D, qui n'étaient d'ailleurs pas toutes catégorisées suivant l'EN-926-2, plus quelques biplaces et quelques modèles EN-926-1.

Maintenant il va sans dire et pour éviter tout malentendu, les ailes essayées sur plus de trois heures ne forment pas la majorité de ce panel et aussi que je n'ai pas été apte/capable pour toutes, d'essayer de la même façon (fermetures, descentes rapides, etc.) ou même seulement avec le même recul critique.

Donc désolé mais Artik-5 et Volt-3 n'en font pas (encore) partie. Par contre elle sont dans la liste avec Sigma-11 et Rock-3 que j'aimerai encore essayer avant de me décider pour mon futur nouveau jouet. Peut-être encore un espoir pour la Delta en ce début d'automne, sinon avec les autres (si possible) au printemps à venir. Il faut un minimum de conditions se rapprochant de celles que l'on affectionne pour la majorité de nos vols pour se faire un semblant d'idées pertinentes sur le fait que l'alchimie opère ou non.

Là avec l'Urubu c'est déjà une certitude mais évidemment qu'il n'est jamais impossible qu'une autre fasse encore mieux en termes de ressentis positifs.

Ce qui jouera éventuellement aussi en sa faveur est le fait que mi-2021, elle aura déjà une année d'existence réelle et l'expérience ma appris qu'il est parfois risqué de sauter sur le dernier modèle avec lequel on peut essuyer les plâtres d'un loupé de fabrication voire de conception, la liste des exemples est suffisamment longue.

Le frein à main serré par Advance pour mettre sur le marché la Sigma-11 ne parle pas pour moi personnellement en sa faveur.

Aussi ce qui peut m'influer dans mon futur choix est que des Pro du commerce parapente tel Vincent et Tom se débrouillent pour permettre aux pilotes, qu'eventuels acheteurs, d'essayer leurs produits quand des (très) gros constructeurs n'en sont pas capable et/ou ne veulent pas s'en donner la peine.
« Dernière édition: 10 Septembre 2020 - 23:21:49 par wowo » Signaler au modérateur   parapente Enregistrée

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« Répondre #43 le: 11 Septembre 2020 - 01:09:03 »

Totalement hors sujet, j'ai aussi eu TDR 240 avec grand plaisir, bien remplacée actuellement par Duke 690 R pour les mêmes qualités avec en plus capable de rouler longtemps.
Donc pour oser un parallèle la Katoche serait donc la Volt 3...
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« Répondre #44 le: 11 Septembre 2020 - 01:46:57 »

J'ai eu la chance et le plaisir de goûter à pas mal de motos différentes mais aucun 4 temps ne m'a jamais fait vibrer tel un deux temps quand l'idée était de piloter et non pas seulement rouler avec plaisir. Et j'ai aussi goûté à la Duke 690 (pas les toutes dernières), à ne pas en douter c'est très efficace et même excitant aujourd'hui. Mais elle aurait quand même manqué de saveur il y a plus de 30 ans en arrière face à une 250 2t. Ne serait-ce que déjà de par leur inertie générale. Sans doute déjà parce que nous aussi, nous avions à l'époque plus de 30 ans de moins.

Ceci dit, la Volt-3 est parmi les ailes qui me font de l'oeil, on verra bien si Nicolas saura m'arranger un RdV.  Clin d'oeil

Mais du coup, à cause de toi Cowa, il va me falloir faire un effort pour ne pas avoir un préjugé et de voire dans la Volt une nageuse de l'ex-RDA vs une heptatholienne française.  je sors

« Dernière édition: 11 Septembre 2020 - 02:10:56 par wowo » Signaler au modérateur   parapente Enregistrée

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« Répondre #45 le: 12 Septembre 2020 - 23:37:38 »

Yep,

Après mon essai estival & l'excellent feeling ressenti avec cette Urubu (cf CR page précédente), j'ai craqué pour cette nouvelle LC, fin juillet.
Depuis, j'ai réalisé une 10aine de vols pour une 30aine d'heures... et c'est que du bonheur.  très heureux  très heureux  très heureux

Outre les nombreuses qualités qui ont déjà été évoquées, je peux confirmer le côté "safe" de cette aile.... vivante mais béton & ultra amortie !
 
Je vole dans les Alpes du Sud... donc dans une aérologie forte - d'autant plus que la sécheresse des derniers mois  a accentué les pétards estivaux et même automnaux.
Si les bouts d'aile peuvent frémir et alerter quand ça "bouge", l'aile reste homogène & sécu.
J'ai pris 2-3 asym d'env50% : elle rouvre instantanément et sans changer de direction.
On peut pousser l'accélérateur l'esprit tranquille - même au 2ème barreau
 
En terme de perf pures, il m'est difficile de comparer avec d'autres ailes car je vole souvent seul & que je n'ai pas l'expérience d'autres libéristes "star du le chant du vario"^^; néanmoins je vois que par rapport à ma précédente LC (Goose2), il y a un vrai gap de glisse et de pénétration au vent. Je n'ai pas à rougir face à certains deltas, croisés fréquemment dans mon coin. 
Et je me suis sorti de 2-3 situations où je suis sûr que j'aurais posé avec la précédente... les basses vitesses sont d'ailleurs bien bien exploitables.

Je voulais, également, ajouter que c'est un plaisir à décoller : qu'il y ait qq km/h de vent ou que ça souffle fort (déjà décollé à plus de 30km/h), elle monte sans arracher & sans dépasser.

En plus, vue son poids et son encombrement, elle est vraiment top pour les volrandos ou pour ceux qui montent à pied (ce qui est souvent mon cas)

Bref, après plus d'un mois de vols, je suis conquis : plaisir et performance en toute sécurité sont les mots qui me viennent à l'esprit en parlant de cette voile.

Tom, je te l'ai déjà dit :  félicitations pour cette belle réussite pouce   

     

   
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« Répondre #46 le: 13 Septembre 2020 - 11:57:28 »

vivante mais béton & ultra amortie !
Salut,
"vivante" et "amortie" sont des notions contradictoires... tu peux préciser, s'il te plait ?
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« Répondre #47 le: 13 Septembre 2020 - 12:48:55 »

vivante mais béton & ultra amortie !
Salut,
"vivante" et "amortie" sont des notions contradictoires... tu peux préciser, s'il te plait ?

Ma "précision" :

[...]
Elle se montre très sympathique avec une excellente maniabilité comparable à celle de ma S9, une facilité au roulis à l’identique mais avec beaucoup moins de propension à plonger dans les virages. En fait et Tom m’en avait informé, elle est amortie sur l’axe de tangage, caractéristique Little-Cloud (liée au cône de suspentage plus court ?) et ce faisant elle est bien plus simple à faire virer court tout en tentant de garder l’aile le plus à plat possible.

Elle m’a clairement permis dans les petites conditions, malgré une charge alaire plus forte, d’être plus facilement efficace qu’avec ma Sigma.

Dans des conditions thermiques plus fortes voire fortes, je l’ai ressentie tout aussi top. Pour les mêmes raisons sans-doute. En effet, son amortissement sur l’axe de tangage me semblait lui permettre de moins buter, de moins ressourcer en entrée d’ascendance que ma S9 et de ce fait, de permettre d’enrouler serré plus tôt sans avoir à attendre le retour à plat.

Par contre et surtout lors des premières dizaines de minutes d’évolution lors des vols qui commençaient tout de suite dans du pêchu. Elle m’apparaissait comme moins confortable, plus fatigante que ma S9, je ne dis pas ‘’plus exigeante’’. Mais elle communique beaucoup plus par les plumes voire par demi-aile, comme certaines ailes à plus fort allongement.

Pour autant, je ne me suis pris aucune fermeture, ni asymétrique, ni frontale.
[...]
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« Répondre #48 le: 23 Février 2021 - 19:21:17 »

Suite à une question qui m'a été posté en MP par un contributeur du CdV qui n'a pas à priori posté 5 x depuis le début de l'année et ou je ne suis pas sûr s'il va ou non recevoir ma réponse en MP, je lui réponds aussi ici.

Sa question :

Citation
[...]
[...]j'ai été surpris par la "garde" disponible au niveau des freins.
Le bord de fuite est tendu (freins très durs j'ai trouvé) dès que je tire sur grand max 5cm. Je m'attendais plutôt à une garde de 15cm mais peut etre est ce lié à LC ?
Est ce que tu avais constaté la même chose?

Du coup j'ai volé un peu mais pas à l'aise avec cela, mais j'ai écourté mon vol ne sentant pas bien le truc, les freins étant très durs dès le début de la course.[...]
[...]


Ma réponse :

"L'Urubu 26 que j'ai eu le plaisir d'essayer avait les freins idéalement réglé pour mes habitudes de pilotage. À savoir que perso j'aime bien une garde plutôt grande, ce qui est pratiquement la norme pour des questions de conformité vis-à-vis de l'homologation.

De ce fait effectivement ton témoignage m'étonne quelques peu et je pense que tu devrais carrément poser la question à Tom par le lien contact sur le site Little-Cloud. S'il passe par ici, il se fera assurément un devoir de te répondre aussi sur le fofo. Il fait partie pour ma part des Pro les plus serieux, disponibles et avenants, (ce qui est un vrai plus pour moi)

L'Urubu est sans aucun doute une des ailes qui m'a le plus enthousiasmé."

Je profite de rajouter que cette garde de mémoire devait avoisiner les 15 cm. Ce qui me permettait de voler avec un 1/2 wrap au niveau de la poignée de commande. Les forces à exercer, toujours de mémoire,  je dois l'avoir écrit dans ce fil à propos de mon essai, me semblaient comparables à celles demandées par ma Sigma-9. Le seul reproche que je lui faisais était relatif à les angles vifs du haut de la poignée que je trouvais inconfortables avec ma façon de l'utiliser.

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Le plus beau vol ? Sûr, celui à venir !
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« Répondre #49 le: 05 Mars 2021 - 08:16:16 »

Merci Wowo pour ton message,  +1 au karma  je t'avais répondu en MP que j'allais contacter Tom, je n'avais pas vu que tu m'avais répondu sur le forum.
J'ai donc eu Tom, on a échangé, il m'a demandé le check du suspentage de sortie d'usine, qu'il a vérifié et est bien ok. Voilà qui m'a déjà bien rassuré, sûrement que les 12 dernières années passées sous ma Venus2 ont joué sur mes nouvelles sensations sous l'Urubu .
Il m'a conseillé de rallonger un peu la garde, ce que j'ai fait et suite à ça retour en l'air dimanche dernier, j'ai volé près de 3h, super sensations, un virage au top et une voile qui, en plus d'être très jolie, vole super bien ! Elle va bien prendre la relève de ma Venus2 qui m'a donné un max de plaisir ces 12 dernières années  très heureux .
Merci Tom et Eric pour votre réactivité et bienveillance.  1
Bon vol à vous tous et peut être à bientôt en l'air  parapente
Steph - Urubu 22 blanche
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